| Les psys - Qui est qui? Qui fait quoi? |
Le Psychologue :
Les premiers psychologues professionnels portant ce titre sont apparus au début des années cinquante après la création de la licence de psychologie le 9 mai 1947. En France, le titre de psychologue est délivré, depuis le 25 Juillet 1985, après l’obtention d’un Diplôme d’Enseignement Supérieur Spécialisé (DESS) de psychologie ou après un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) suivi d’un stage dans le milieu professionnel. Ces diplômes sont obtenus après 5 années d’études universitaire. La plupart des jeunes diplômés complètent leur formation universitaire en participant à des séminaires de perfectionnement, à des groupes d’étude et de discussion, se soumettent à une analyse personnelle.
Les psychologues titulaires du titre s'engagent à respecter le Code de déontologie des psychologues que nous vous invitons à consulter.
Le Psychiatre :
La psychiatrie est une discipline médicale ayant pour objet l’étude et le traitement des désordres psychiques. Le psychiatre est diplômé de la faculté de médecine après une spécialisation (Bac+10). Le psychiatre utilise essentiellement deux méthodes thérapeutiques : la psychothérapie et l’utilisation de " psychotropes " dont il attend surtout une action curative des différents symptômes. Le psychiatre est le seul habilité à délivrer des médicaments sur ordonnance.
Le Psychanalyste :
Actuellement, aucun diplôme n’est nécessaire pour être psychanalyste. La plupart des psychanalystes ont suivis une formation de psychologie à l’université et se spécialisent dans le courant psychanalytique. Le psychanalyste a presque systématiquement suivi lui-même une analyse didactique, ce qui est impératif pour pouvoir exercer correctement.
Le Psychothérapeute :
Si un grand nombre de psychothérapeutes sont avant tout des psychologues ou des psychiatres, de la même façon que le psychanalyste, le psychothérapeute n’est pas forcément diplômé puisque aucun diplôme ne délivre ce titre.
Un amendement à l'article 18 du code de santé publique présenté par le député Bernard ACCOYER a été voté le 8 octobre 2003.
L'article L.3231 précise que sauf dérogation, la mise en oeuvre d'une psychothérapie ne peut relever que de médecins psychiatres, médecins et psychologues. Nous vous en livrons le texte ci-après:
ASSEMBLEE NATIONALE
Projet de loi
POLITIQUE DE SANTE PUBLIQUE
AMENDEMENT présenté par M. BERNARD ACCOYER député
ARTICLE 18
Après cet article, insérer un nouvel article ainsi rédigé :
I – Dans le Livre II de la troisième partie du code de la santé publique, il est créé un titre III intitulé «Dispositions particulières» intégrant un chapitre unique intitulé «Psychothérapies.»
II – Dans le titre III du Livre II de la troisième partie du code de la santé publique, est inséré l’article L. 3231 ainsi rédigé :
«Art L 3231 : Les psychothérapies constituent des outils thérapeutiques utilisés dans le traitement des troubles mentaux.
Les différentes catégories de psychothérapies sont fixées par décret du ministre chargé de la santé. Leur mise en œuvre ne peut relever que de médecins psychiatres ou de médecins et psychologues ayant les qualifications professionnelles requises fixées par ce même décret. L’agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé apporte son concours à l’élaboration de ces conditions.
Les professionnels actuellement en activité et non titulaires de ces qualifications, qui mettent en œuvre des psychothérapies depuis plus de cinq ans à la date de promulgation de la présente loi, pourront poursuivre cette activité thérapeutique sous réserve de satisfaire dans les trois années suivant la promulgation de la présente loi à une évaluation de leurs connaissances et pratiques par un jury. La composition, les attributions et les modalités de fonctionnement de ce jury sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l’enseignement supérieur.»
EXPOSE SOMMAIRE
Les Français sont les premiers consommateurs au monde de psychotropes, et de plus en plus de jeunes sont affectés par des psychopathologies souvent graves.
La prise en charge de la souffrance psychique fait souvent appel aux psychothérapies. Or, en ce domaine, le vide juridique en France est total. Des personnes, insuffisamment qualifiées voire non qualifiées, se proclament elles-mêmes «psychothérapeutes». Elles peuvent faire courir de graves dangers à des patients qui, par définition, sont vulnérables et risquent de voir leur détresse ou leur pathologie aggravée. Elles connaissent parfois des dérives graves. Depuis février 2000, la mission interministérielle de lutte contre les sectes signale que certaines techniques psychothérapiques sont un outil au service de l’infiltration sectaire et elle recommande régulièrement aux autorités sanitaires de cadrer ces pratiques. Cette situation constitue un danger réel pour la santé mentale des patients et relève de la santé publique.
Il est donc indispensable que les patients puissent être clairement informés sur la compétence et le sérieux de ceux à qui ils se confient. Il convient donc de considérer les psychothérapies comme un véritable traitement. A ce titre, leur prescription et leurs conduites doivent être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires, attestant d’une formation institutionnelle, garantie d’une compétence théorique, pouvant être doublée d’une expérience pratique.
Le 19 janvier 2004, le Sénat a adopté un amendement réservant l'usage du titre de psychothérapeute aux professionnels inscrits sur un registre national.
Le texte voté par les sénateurs prévoit que "les titulaires d'un diplôme de docteur en médecine, les psychologues titulaires d'un diplôme d'Etat, et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations" sont dispensés de cette inscription.
Les modalités d'application du présent article sont fixées par décret.
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